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La répétition du Nom divin est le moyen le plus facile et le plus rapide pour réaliser Dieu
Samedi 19 Juillet 2008 à 13:45 Publié par Le chercheur dans Articles par défaut
«Quelles que soient les complications dans lesquelles les hommes se débattent, s’ils sont immergés dans le Nom du Seigneur, cela les libérera.» Sathya Sai Baba
Qu'est-ce que le Mantra ?
Sri Aurobindo écrit: "La théorie du mantra est que c'est un mot né des profondeurs secrètes de notre être où il a été couvé par une conscience plus profonde que la conscience mentale éveillée et enfin projeté au dehors silencieusement ou par la voix précisément pour un but de création. Le Mantra peut non seulement créer en nous-mêmes de nouveaux états subjectifs, modifier notre être psychique, révéler une connaissance et des facultés que nous ne connaissions pas auparavant, il peut non seulement produire des résultats semblables dans d'autres esprits que celui qui le prononce, mais encore il peut produire dans l'atmosphère mentale et vitale des vibrations qui ont pour effet des actions et même l'apparition de formes matérielles sur le plan physique. L'emploi védique du mantra n'est qu'une utilisation consciente de cette puissance secrète du Verbe."
"Un mantra est une combinaison de syllabes sacrées qui forment un noyau d'énergie spirituelle. C'est comme un aimant qui attire les vibrations spirituelles ou une lentille qui les concentre. Selon les Upanishads, la quintessence de la Doctrine hindoue, la demeure originelle des Mantras était le Parama Akasha ou l'éther primordial, le substrat éternel et immuable de l'univers, duquel a été créé l'Univers même, par la prononciation du son Vak (on trouve la même chose dans l'Evangile de St Jean: "Au commencement était le Verbe..."). Les Mantras existaient dans cet éther: les anciens Rishis ou voyants pouvaient les percevoir et les traduire en un motif formé de paroles, rythme et mélodie. Le Mantra n'est pas une prière. La prière est formée de paroles de supplication choisies par l'aspirant spirituel, tandis que le Mantra est une combinaison précise de paroles et de sons - l'incarnation d'une forme particulière de conscience, Shakti. En sanskrit, la racine man du mot Mantra signifie "penser", tra vient de trai, signifiant "protéger, préserver, secourir". Mantra signifie donc: "pensée qui protège". Mais dans un Mantra, on trouve plusieurs niveaux de signification dont on doit faire l'expérience pour les comprendre vraiment. Une explication intellectuelle inclut seulement une très petite partie de ses significations... Le Mantra Yoga fait partie du Nada Yoga, le Yoga du son, et n'est qu'un parmi les quelques quarante approches différentes du Yoga. Le Nada yoga est une théorie et un déchiffrement du son, de la vibration et de la musique qui, pendant des siècles, a dépassé de loin toute connaissance semblable en Occident... Le chant ou la récitation des Mantras active et accélère la force spirituelle créatrice, favorisant l'harmonie dans toutes les parties de l'être humain. Le disciple est transformé progressivement en centre vivant de vibration spirituelle, accordé à un autre centre de vibration bien plus puissant. Une personne peut s'approprier cette énergie et la diriger pour son bien et celui des autres... Les Rishis se sont ouverts d'eux-mêmes à la révélation des Mantras grâce à leur perception intuitive; ils ont pu se rendre compte de leur propre efficacité en tant que canaux pour la circulation de la grâce, de la connaissance et de la force du Divin. Ces voyants de jadis ont compris que leurs pouvoirs étaient destinés à être utilisés au service des gens pour les guider. Les Mantras ont été transmis de génération en génération, de guru à disciple, et au cours de ce processus leur force s'est grandement accrue. Au cours des siècles, leur répétition des milliards de fois par d'innombrables pratiquants a produit un énorme réservoir de force, augmentant ainsi leur puissance spirituelle inhérente. "...Quand vous connaissez le nom d'une chose ou d'une personne, vous la trouvez facilement. En appelant Dieu par son nom vous le faites venir à vous...Depuis des temps immémoriaux, un lien a été créé entre certains mots et les énergies correspondantes, lien renforcé par des répétitions sans nombre. C'est comme une route sur laquelle marcher. C'est une voie facile, seule la foi est nécessaire. Vous n'avez qu'à faire confiance à la route pour vous mener à destination." (Nisargadatta Maharaj) Chaque Mantra a six aspects: rishi (voyant), raga (mélodie), Dévata (déité du mantra), bîja (son originel), Shakti (pouvoir) et kîlaka (pilier). Le raga est comparable à une ligne mélodique occidentale- un son ou une séquence de sons séparés, dysharmoniques. Quand on chante un Mantra, il est extrêmement important de ne pas changer le raga et sa tonalité car la vitesse de vibration du son fait partie intégrante du Mantra... Dans son livre "Japa Yoga" Swami Shivananda dit que les sons sont des vibrations qui font naître des formes précises. Le chant répété du nom du Seigneur bâtit progressivement la forme ou la manifestation particulière de la déité vénérée (l'Ishta Devata) et agit comme point focal pour concentrer cette influence, qui pénètre alors l'adorateur et devient le centre de conscience de celui-ci. La Devata est la déité qui gouverne le Mantra, le pouvoir qui est sa forme, un aspect personnel de Brahman. C'est la sagesse qui vient d'une source plus élevée et qui ressemble à un rayon unique de soleil, un rayon qui est choisi et auquel on donne un nom, pour que le disciple développe une relation personnelle avec lui et adore un aspect de l'Absolu qu'il puisse comprendre. On peut le comparer aussi à la facette d'un diamant représentant l'Intelligence cosmique. Un diamant avec plusieurs facettes reflétera plusieurs rayons de lumière en même temps, mais un rayon spécial attirera particulièrement l'individu qui commence à suivre la voie spirituelle. Au début, l'Absolu est trop effrayant pour le mental humain; ce n'est que plus tard que l'énergie divine peut être perçue sous sa forme pure - le mental doit donc établir un rapport avec un aspect particulier , tel que Krishna ou Shiva dans l'hindouisme, Jésus ou la Vierge Marie dans le christianisme... Les adultes qui, spirituellement, sont toujours des enfants doivent posséder un concept personnel de Dieu avant de pouvoir contempler l'énergie divine pure... Chaque Mantra a un bîja ou "semence". C'est l'essence du mantra, qui donne à celui-ci sa force particulière, sa force d'autogénération. De même que dans une graine un arbre est en puissance, de même l'énergie du Mantra est la graine de laquelle poussera un bel être spirituel. Si vous avez pratiqué régulièrement puis que vous ayez abandonné la pratique et que, vingt ans après, vous affrontiez une crise quelconque, le Mantra reviendra sur vos lèvres automatiquement et vous le répéterez comme si vous ne vous étiez jamais arrêté. C'est un exemple de sa force d'autogénération. Si vous pensez à shabda, le son primordial, le Om, à partir duquel ont été créées toutes les choses et au bîja, l'origine et la force d'autogénération du Mantra, vous verrez que le chant constant et correct du Mantra vous aidera à libérer une énergie plus importante dans vos corps physique, émotionnel, mental et spirituel. Cet accroissement de l'énergie vous aidera aussi à entrer en contact avec le Divin qui est en vous, votre Moi supérieur. Le Kilaka , pilier, est au début la force agissante, l'assiduité et la volonté dont le disciple doit faire preuve pour poursuivre le Mantra. Mais quand la puissance du Mantra commence à se revêtir d'un "mouvement volant" autogénéré, le kilaka devient un fil très fin unissant le disciple au Mantra, au guru et à la déité, jusqu'à ce que tout devienne Un. Le pouvoir, la conscience dans le Mantra est Shakti, la Mère Divine, la déesse de la parole. L'aspect masculin de Dieu est l'energie en état d'équilibre; l'aspect féminin est l'énergie dynamique qui se manifeste en tant que création. Dans toutes les choses créées, il y a une seule énergie. Dans le Mantra, cette énergie est présente sous une forme pure. La Puissance du Mantra est libérée par des répétitions, jusqu'à ce que l'individu atteigne finalement sa Devata et qu'une expérience spirituelle se produise. On est protégé de Maya, le monde illusoire par le rappel constant du Mantra. Par la répétition de ces paroles de pouvoir, on atteint le but du Mantra Yoga: l'union de la conscience individuelle avec la Conscience Cosmique" . ("Mantras, paroles de pouvoir" de Shivananda Radha)
"Privé du secours du Verbe, personne ne peut s'élever, quels que soient les moyens utilisés; quand on contacte le Verbe, on rencontre le Seigneur." Kabir
Mantra et Japa
Le chant d'un Mantra est appelé Mantra Yoga. Toutes les autres formes de répétition du Mantra sont appelées Japa Yoga. Quand le Mantra est récité à haute voix, il s'agit du Vaikhari Japa; quand il est murmuré ou fredonné d'Upamsu Japa; quand la répétition est mentale Manasika Japa; le Mantra écrit est appelé Likhita Japa. L'utilisation du Mantra sous n'importe laquelle de ces formes assure le centrage de l'esprit. Le plus subtil, Manasika Japa, bien qu'il soit très puissant peut être difficile pour les débutants. Sa récitation en alternance avec la répétition vocale empêche les errances de l'esprit. Likhita Japa peut être écrit en n'importe quel langue mais doit être poursuivi pendant la période de temps choisie. Cette écriture répétitive amène la paix, l'équilibre et la force intérieure; elle peut être aussi utilisée en alternance avec les autres formes de Japa. Par la répétition constante des Mantras, on devient pareil à un aimant, attirant à soi la force spirituelle du Mantra et devenant conscient du moi. Cette répétition éveille progressivement les facultés les plus élevées et fait monter la conscience vers le niveau de la sonorité mantrique. Selon les enseignements védiques, "un Mantra a le pouvoir de libérer la conscience cosmique et supracosmique"; il confère la liberté , l'inspiration suprême et l'immortalité. Outre celui qui chante, ceux qui écoutent et s'accordent avec l'esprit du chant, en profitent aussi. Ce n'est pas seulement une aide à la méditation; c'est aussi une véritable forme de méditation. Quand un Mantra a été reçu de la part d'un guru, sa puissance augmente après l'initiation. Dans la relation guru-disciple, les deux parties sont soumises à l'obligation de chanter tout au long de leur vie le Mantra qui a été donné au disciple. Cela constitue un lien spirituel entre elles... En récitant le Mantra, vous transmettez sa force et sa puissance: c'est une bénédiction pour tous ceux que vous rencontrerez. ("Mantras, paroles de pouvoir" de Shivananda Radha)
Questions- réponses à l'Avatar Sri Sathya Sai Baba
Q. Y a-t-il un Manthra ou un Japa, qui nous donnera cet état de paix dont tu nous parles pour le moment? S’il y en a, quel est celui qui est le plus important? R. Manthra et Japa, sont essentiels pour tous les hommes. Qu’est-ce qu’un Manthra? ‘Ma’ signifie ‘manana’, et Rha signifie sauver, ainsi, Manthra signifie : ‘Ce qui peut vous sauver si vous pouvez méditer sur Lui’. Le Manthra vous sauvera de l’emprise de cette vie terrestre infestée par la mort, la souffrance et la peine. De tous les Manthras, le Pranava OM est le plus élevé et le meilleur. Il est le couronnement des Manthras.
Q. Supposons que chacun fasse le Japam sur le Nom de son Ishtadevatha (Divinité que l'on choisit) selon sa propre approche, je crois que cela n’est pas mauvais, n’est-ce pas? R. Vous voulez dire qu’un homme peut être brutal ou insensé, il ne pourra que faire appel au Seigneur! Bien, si le Nom est récité avec le Pranava OM, il est assuré d’être salutaire. Les eaux de l’océan s’élèvent en vapeur dans le ciel sous l’action des rayons du soleil et retombent ensuite sous forme de pluie formant les ruisseaux et les rivières; elles sont ensuite entraînées dans l’océan, devenant à nouveau les eaux de l’océan. De la même manière, tous les sons et les Manthras, qui tous furent issus du Pranava, regagnent le Pranava à travers le Japa et les autres rites et disciplines. Ils viennent tous se fondre dans le Pranava OM, leur source.
Q. Swami! Certains aînés ont dit que plus le Manthra contient de syllabes-racines, de bija-akshara, plus efficace il est. De tels Manthras doivent-ils être préférés aux autres qui ne comptent que peu de syllabes-racines? R. Je ne suis pas d’accord avec le point de vue qui prétend que quand le nombre de bija akshara diminue il y a moins de chance de concentration lors de Dhyana, la méditation. Les Sadhaka, les aspirants spirituels, seraient avantagés s’ils répétaient le Panchakshari ou Ashtakshari en ajoutant le Pranava OM dès le début. S’ils poursuivent cette pratique un certain temps, ils peuvent même abandonner les mots et se concentrer sur la Forme représentée à travers le son, et transformer le Manthra en Devatha. C’est pourquoi, le Sruthi dit : ‘Nissabdo Brahma Uchyathe’, ‘Brahma est silence, absence de son’.
Q. Comment créons-nous un vide de son? Comment cela peut-il être Brahman, l’Absolu? R. Les Sruthis déclarent que ce monde objectif, cette Prakriti, est Maya. Elles disent aussi que Celui qui a toute cette Maya, cette illusion, sous son contrôle est Ishwara. Aussi, essayez d’avoir toute cette création sous contrôle et devenez Ishwara vous-même. Le stade où en ce qui vous concerne, le monde objectif est réduit à rien, est le stade où vous atteignez Brahman, l’Absolu. Tant qu'il n’est pas réduit à rien pour vous, vous ne pouvez atteindre Brahman, l’Absolu, c’est certain. Comme le serpent qui se débarrasse de sa peau se vêt d’une nouvelle peau, le Sadhaka, se débarrasse de la vieille peau, et enfile la peau de la Déité indiquée par le Manthra sur lequel il se concentre.
Q. Pardonne-moi Swami! Je ne comprend pas tout ceci. Explique à l’aide de nouveaux exemples. R. Vous avez déjà vu un oeuf n’est-ce pas? Quand l’oiseau demeure sur l’oeuf un certain temps, l’oisillon grandit à l’intérieur jusqu’à ce qu’il soit entièrement formé. Quand la coquille est cassée, il émerge et prend sa forme réelle. De la même manière, quand, ayant la conscience purifiée, le Sadhaka se concentre sur le Manthra et sur sa signification, tourne et retourne sans interruption sa signification dans son mental, la vision grandit sans interruption dans son mental, la coquille d’Ajnana, de l’ignorance, se brise et resplendit alors la splendeur de la Divinité qu’il a formée dans sa conscience.
Q. Toutes les choses proviennent du Pranava OM et toutes les choses se fondent finalement dans le Pranava disent-ils. Alors, pourquoi est-ce que les anciens qui affirment cela, déclarent que certains peuvent prononcer ceci et que d’autres ne le peuvent pas? R. Qu’est-ce que Prakriti, sinon la combinaison des cinq éléments? Le Pranava est la véritable vie de tous les éléments et il est le souffle de vie de Prakriti elle-même. Le grondement des eaux tombant d’une falaise, le battement des vagues sur un promontoire de la côte, répètent uniquement le Pranava. Le son produit lors de l’inhaler et de l’exhaler du souffle est lui-même le Pranava n’est-ce pas? Qu’ils le sachent ou non, le ‘eh ho!’ des hommes qui portent un palanquin sur leurs épaules, le ‘oh hisse’ de ceux qui soulèvent des poids, le ‘heehoy’ de ceux qui battent les vêtements sur les dalles près de la rivière, tous font résonner le Pranava. Si vous le répétez avec une totale connaissance de sa signification intérieure, vous serez bientôt libérés du fardeau des soucis de ce monde. Le Pranava du processus de la respiration est également le sauveur de l’affliction. Cela n’a aucun sens de prétendre que certains ont le droit de prononcer le Pranava et d’autres pas. Ceux qui ne respirent pas ne peuvent avoir le pouvoir de le prononcer; mais tous ceux qui respirent le récitent déjà dans le processus de la respiration; aussi, cela n’a pas de sens de le dénier à quiconque. Quand Arjuna demanda comment on devrait se souvenir du Seigneur au moment de la mort, savez-vous ce qu’a répondu Krishna? Il a dit qu’on doit rappeler à son mental le Pranava qui est indifférencié de Lui. Seul ce Bhaktha, ce dévot, dit-Il, atteint le but le plus élevé. Aussi, chacun a droit à ce grand Manthra, le Pranava.
Q. Comment le but peut-il être atteint à travers l’Upasana, l’enseignement du Pranava? Comment la personne qui médite est-elle transformée en la chose sur laquelle elle médite? S’il Te plaît, éclaire-moi sur ce Manthra sans égal et sur la manière dont il nous aide. R. Très bien. Le Pranava est l’arc; l’Atma est la flèche; Parabrahman est la cible. Aussi, le Sadhaka, l’aspirant spirituel, doit, comme celui qui pratique l’art du tir à l’arc, être non-affecté par les choses qui agitent le mental. Il devrait seulement fixer son attention sur la cible. Il devient la chose sur laquelle il médite. Dans la Kaivalyopanishad, la Mundakopanishad et dans différentes parties du Sruthi, le Pranava est loué de différentes façons. C’est pourquoi ce Manthra qui libère l’homme peut être récité et médité par tous. Tous peuvent pratiquer le Pranava Upasana, le rituel du Pranava. Vous ne devez avoir aucun doute sur ce point. ("Prashnottara Vahini" de Sai Baba)
"Le Nom de Dieu suffit pour obtenir les mêmes résultats qu'avec les autres types de pratiques spirituelles." Sathya Sai Speaks 3
La Pratique du Mantra
Quand vous commencez à pratiquer le Mantra, vous devez avoir votre but clairement à l'esprit! Plus vous vous y consacrerez, plus grande sera votre réussite. La perle exige son prix. Le choix du Mantra est extrêmement important, car la réussite la plus grande est associée au Mantra auquel vous pourrez vous abandonner le mieux. Pour chaque personne il existe un Mantra spécifique - l'Ishta Mantra (le mantra choisi). Cela ne veut pas dire que deux personnes ne puissent pas avoir un même Mantra. Il y a beaucoup de façon de choisir un Mantra. Vous pouvez chanter un Mantra vers lequel vous vous sentez attiré naturellement. Si vous avez la chance de trouver un vrai guru, celui-ci pourra choisir le Mantra qui vous est le mieux adapté. Vous pourrez demander à votre guru un certain Mantra ou celui-ci peut vous être donné par le guru dans un moment d'inspiration. Il peut aussi vous apparaître en rêve. ("Mantras, paroles de pouvoir" de Shivananda Radha)
Sathya Sai Baba dit: "Lorsque vous commencez à répéter le nom de Dieu, faites-le avec enthousiasme. Si vous entretenez n'importe quel travail avec une ferme détermination, aucune impureté ne pourra vous affecter. Assurez-vous d'être totalement pur lorsque vous commencez votre pratique. Ne vous souciez pas des formalités. Choisissez le nom de Dieu que vous aimez et la forme relative à ce nom. Ce nom lui-même est un Mantra. Ce Mantra est toujours pur, toujours actif, il est tout. Mais ne changez pas de nom et de forme selon vos fantaisies en choisissant un nom aujourd'hui et un autre demain. Quels que soient le nom et la forme qui vous ont contentés au début, tenez-vous y sans dévier. Plus tard tout s'accomplira par sa Grâce. Si l'on ordonne au travailleur de creuser la terre, son travail consiste simplement à continuer de creuser. Seul le jardinier sait quelle quantité de terreau doit être mise pour chaque plante et de quelle manière. De même si l'ordre est de "répéter le nom de Dieu", du moment que vous le faites, Il vous dirigera Lui-même." Dans la pratique du Japa Yoga, on utilise un mâla pour compter les répétitions du nom de Dieu tel que Shiva ou Krishna... Un mâla est un chapelet formé de 108 grains, d'habitude en bois de santal, de tulsi ou de rudraksha. Le nombre 108 est un nombre sacré. 18 ou 1008 sont également sacrés. L'utilisation du mâla a une valeur thérapeutique: elle tend à concentrer l'attention, à diriger les émotions, à centrer le mental pour conduire au monde de l'esprit. L'utilisation du mâla donne au corps de l'activité et libère ainsi l'énergie nerveuse. Quand le Mantra est répété, les grains sont déplacés entre le médium et le pouce, jamais entre l'index et le pouce. Par l'usage, les grains acquièrent une partie de l'énergie de l'utilisateur et se spiritualisent. Le grain ou le mâla est noué est appelé le Mont Meru. Quand les doigts atteignent le Mont Meru, le mâla est retourné et le mouvement poursuivi dans le sens contraire. Ce grain symbolise la Réalisation et chaque fois que vous l'atteignez, il vous rappelle que vous devez cesser de poursuivre l'enchaînement des causes et des effets. Pour profiter au maximum de votre pratique du Mantra, consacrez-y une période de temps précise chaque jour et faites un engagement écrit avec vous-même: continuer la pratique pendant suffisamment de temps pour percevoir ses effets. Maniez votre croissance spirituelle avec au moins autant de soin que vous traiteriez un jeune plant qui a besoin de la plus grande attention.
"Votre coeur doit être tenaillé par les affres de la séparation et votre être tout entier doit brûler de se fondre en Lui. Ne changez ni le nom ni la forme du Seigneur que vous aimez, et tenez-vous en au choix que vous avez fait dès le début. Si vous en essayez toute une série, vous ne ferez que perdre votre temps et votre énergie. Puisque vous avez eu un contact avec Moi, vous êtes doublement coupables si vous ne suivez pas cette voie." (SSS I)
"Il y a deux façons de s'y prendre. Egrener machinalement les graines d'un chapelet sans y prêter beaucoup d'attention ou comme il faudrait faire, répéter le Nom sacré sans compter le nombre de fois, concentrés sur la forme qu'il évoque, en le dégustant et en vous grisant de sa douceur, ivres de sa musique. Vous ne ressentirez le besoin de ce festin spirituel que si vous avez vraiment faim. Pas avant. Si vous êtes repus pour avoir ingurgités trop de choses de ce monde, vous n'aurez plus d'appétit pour namasmarana et vous ne pourrez apprécier ni le nom ni la forme. (SSS vol.I) "Adoptez un horaire régulier dans votre discipline. Quand le médecin vous prescrit un remède, il explique qu'une dose minime serait sans effet et qu'une dose plus forte serait dangereuse, et il en est de même des exercices spirituels qu'il faut savoir doser; imposez-vous une limite, n'exagérez pas et ne les pratiquez pas non plus à la légère quand bon vous semble. Les horaires sont importants également et vous devez répéter la dose à intervalles réguliers pour que l'action du médicament soit prolongée, sans quoi son effet serait nul." (SSSvol.I) " Ayez de bonnes pensées et le nom et la forme du Seigneur toujours à l'esprit. Vous devriez tous faire partie d'un sathsanga - compagnie spirituelle - et vous mêlez à un groupe de personnes simples, pieuses et sincères. Réunissez-vous tous les jours vers 17 h pour pratiquez la répétition du Nom de Dieu, méditation, lire et commenter les Ecritures Saintes et chanter jusqu'à 8 heures environ. Vous obtiendrez la paix et grandirez en amour. (SSS vol.I) "Vous pouvez aussi approcher ceux qui ont goûté le nectar du nom divin et leur demander des détails sur leurs expériences. Ne débattez pas de ces questions avec tous ceux que vous rencontrez. Consacrez le temps perdu dans ces discussions oisives et cultivez la joie que procure le souvenir constant du Seigneur et la méditation sur sa forme. A peser seulement le pour et le contre pour savoir lequel des deux est le meilleur, on finit par perdre rapidement ce qu'on a gagné en faisant de grands efforts dans sa discipline spirituelle. Tant que vous n'êtes pas expert, gardez constamment à l'esprit le nom de Dieu et répétez-le avec fermeté et sérénité. Faites-le seul ou en compagnie d'autres fidèles. Rien alors ne pourra vous troubler."("La voie de la méditation") "L'intérêt du nom et de la forme du Seigneur réside dans l'entraînement qu'ils donnent au mental. Pourquoi entraîner un cheval qui a déjà été entraîné? C'est le cheval sans entraînement qui est brisé par de nombreux efforts. De même, c'est pour domestiquer le mental indiscipliné qu'on prie, entonne des chants sacrés et répète le nom de Dieu. Au début, le cheval courre dans tous les sens. L'entraîneur ne doit pas s'en soucier et tenir fermement la bride. Le mental aussi court naturellement dans toutes les directions lorsque vous commencez à répéter le nom de Dieu et à prier. Mais ne vous laissez pas aller au désespoir, à l'anxiété et à l'hésitation. Tenez fermement la bride qu'est le nom divin. En très peu de temps, vos paroles et vos pensées seront sous votre contrôle. Seulement, ne vous laissez pas approcher par quoi que ce soit qui pourrait vous faire oublier le nom du Seigneur. Vous réaliserez vous-mêmes par la suite le bénéfice de ce nom." ("La voie de la méditation") "Si votre récitation du nom divin ne progresse pas bien ou si les désirs que vous avez entretenus n'aboutissent pas, ne soyez pas déçus par Dieu. Cette attitude ne pourrait que vous démoraliser davantage et vous faire perdre la paix, petite ou grande que vous avez trouvée. Pendant les "japa", vous ne devriez pas être déçus, désespérés ou découragés; quand vous éprouvez de pareils sentiments, dites-vous que c'est la faute de votre discipline spirituelle et tâchez de la faire correctement." (Le Saint homme et le psychiatre")
Au début, le mantra est chanté à haute voix. Sa force agit alors sur le corps physique. Par la suite, il devient silencieux et seules bougent les lèvres. Cela affecte positivement le corps subtil. Enfin, le Nom est évoqué mentalement et cela éveille la Lumière.
"Vous devez répéter le Nom du Seigneur avec crainte et émerveillement, humilité et respect. L'arc doit être tendu à l'extrême pour que la flèche parte et perce la cible. La ferveur est la force qui tend l'arc et qui envoie votre appel vers Dieu qui le recevra." Sathya Sai speaks 4
Le Nom Divin
"La répétition constante de l’un des noms du Seigneur (namasmarana) est l’une des disciplines spirituelles fondamentales. Les Ecritures nous disent qu’à cette époque de matérialisme diffus, c’est le seul espoir des hommes. Ne laissez pas cette pratique de côté comme si elle n’avait aucune valeur car c’est la clé du succès dans votre quête d’illumination, de courage, ce confiance et de libération. Le nom sacré du Seigneur est une source intarissable de grâce. On peut le répéter en étant animé par différents sentiments ou attitudes mentales, les «bhava»: une douce émotion peut nous envahir, semblable à celle qu’une mère ressent pour son enfant, un amoureux pour sa bien-aimée, on peut ressentir par exemple un lien d’amitié solide ou encore avoir une attitude de serviteur envers son maître ou encore rester imperturbable et chanter les louanges du Seigneur quoi qu’il arrive, en acceptant sans mot dire tous les revers de fortune, comme manifestation de Sa volonté, comme Son jeu divin. D’autres encore aiment se remettre en mémoire toute Sa majesté, la gloire, la puissance, et le mystère dont Dieu s’est drapé en créant l’univers. La plupart des saints que l’on honore dans le monde appartiennent à cette catégorie. D’autres encore attachent plus d’importance aux syllabes et au son du nom sacré qu’à ce qu’il évoque. Ils disent que le simple fait de le prononcer suffit à attirer la grâce, quelle que soit l’attitude mentale ou l’émotion que l’on ressent. Ils disent que le nom sacré est si puissant qu’il peut à lui seul nous guérir, nous sauver et racheter tous nos péchés. Le devoir des hommes est de sanctifier leur vie en chantant nuit et jour le nom du Seigneur, en se souvenant avec joie de Sa forme et de Ses magnifiques attributs. Si vous agissez ainsi, Dieu apparaîtra devant vous sous le nom et la forme que vous Lui avecz prêtés. Il est l’ensemble de tous les noms et de toutes les formes et Il les harmonise toutes. Les Dieux que l’on adore dans les différentes religions sont les aspects d’un Dieu unique et, comme le corps consiste en une fusion harmonieuse des sens et des organes, Dieu est l’harmonie de tous les noms et de toutes les formes sous lesquelles l’homme L’adore. Seuls ceux qui ignorent Sa gloire insistent sur un seul nom et une seule forme pour L’adorer et, ce qui est pire, condamnent l’usage d’autres noms et d’autres formes! Je dois vous mettre en garde contre une telle absurdité. (Dieu est Unité, VII, 11)
"Une fois que vous répétez le nom du seigneur, qui est la douceur même, il réveillera toute celle latente en vous. Quand vous aurez goûté la joie, vous ne pourrez exister, même un instant sans cette nourriture. Elle devient aussi essentielle que l’air pour les poumons." (Le St Homme et le psychiatre»)
Jamais aucun texte ne parviendra à rendre pleinement hommage à la répétition du Nom de Dieu. Dans la Bhagavad Gita, le Seigneur Krishna déclare: "Parmi tous les yajnas, Je suis celui du Japa", affirmant ainsi la supériorité du japa sur toute autre forme d'offrande, de prière ou de sacrifice. Le japa est une grande prière sacrificielle; il est la forme même du Seigneur. Le Nama japa est aussi appelé Japa Yoga (union par le japa) car il déchire le voile qui nous sépare de notre véritable Soi, dont la nature est divine et béatifique, et nous unit de nouveau à la suprême Réalité, Dieu. Il nous ouvre les portes du royaume du Soi et de sa félicité; il rétablit l'union entre l'âme individuelle et le Brahman, l'Un sans second, expérience également baptisée " réalisation de la Conscience universelle".
"Le Nom de Dieu est la demeure même de la Conscience" (Namadev) Le japa est donc à la fois le moyen et le but. Il n'est pas de meilleur chemin pour parvenir à la réalisation de Dieu. Voilà ce que n'ont jamais cessé de répéter tous les Sages, tels Gorakhnath, Gopichand, et Bhartrihari parmi les Hatha yogis; Janaka, Sanaka, Markandeya et Bhagiratha parmi les Raja yogis; Narada, Dhruva, Prahlada et Shuka parmi les Mantra yogis; Vrishabhadeva, Jadabharata et Ajagar parmi les Laya yogis; Mira, Janabai, Draupadi et Chaitanya Mahaprabhu parmi les Prema yogis. C'est ce même yoga que pratiquaient les Sages et les Rishis du Moyen-Age sous le nom de Surat Yoga.
Manou, le grand législateur, déclare que la pratique du japa permet à elle seule, de mener à bien une discipline spirituelle et de parvenir à la perfection; elle rend facultative toute autre discipline. Le Japa Yoga confère tous les siddhis, c.à d. aussi bien les avantages matériels - santé, richesse, bonheur - que cette perfection ardemment recherchée. La science de l'astrologie nous apprend que la destinée est constituée par les fruits, doux ou amers, des actions accomplies dans les vies antérieures. Tant que les douze maisons d'un thème ne sont pas purifiées, on ne peut réussir pleinement dans le domaine qu'elles régissent. Mais le sadhaka qui pratique le nama japa avec foi, amour et dévotion, finira par obtenir tout le potentiel bénéfique des différentes maisons. La pratique du japa entraîne en effet une purification progressive de chacune des maisons. Celle du plan physique est la première à être ainsi purifiées, ce qui permet de se maintenir en excellente santé. Puis c'est au tour de la maison de la fortune ; alors si le chercheur était pauvre, il devient riche, et s'il était déjà riche, il devient vertueux. Quand la purification s'étend à la maison du mérite, le chercheur acquiert courage, volonté et force d'âme; il devient croyant, pieux et très brave. Après la purification de la maison du savoir, le chercheur devient un parfait érudit. Quand toutes les maisons du thème ont été ainsi purifiées par la pratique du japa, le japa yogi commence à éprouver une grande paix intérieure. Il jouit tout à la fois du bien-être matériel et de la béatitude suprême que confère la communion avec Dieu. Le nama japa est par excellence "l'arbre à souhaits" qui exauce tous les voeux de ceux qui vivent dans le monde. Le Nom de Dieu permet de tout obtenir. Il purifie de l'intérieur. Il fait naître l'amour, ce qui veut dire atteindre Dieu, car l'amour est la nature même de Dieu. On chante son Nom pour faire naître l'amour. Aucune bonne action ne peut égaler le chant sacré. Quand on chante le Nom Divin, dit Tulsidas, tout devient pur et favorable : les voisins deviennent purs, l'atmosphère devient pure, le ciel et la terre eux-mêmes deviennent purs. Chanter le Nom divin c'est purifier langue, oreille et coeur. Le Nom est la vraie forme de Dieu. Dieu se trouve dans les lettres, dit le Shivaïsme. ("Lumière sur le chemin" de Muktananda)
La Véritable nature du Mantra est Maheshwara; le Seigneur Shiva déclare à Parvati , la mère de l'univers: "Le Mantra est Ma forme même". Assurément, le Mantra, le Nom divin, est aussi parfait que Dieu Lui-même.
Choix
"Je ne vous oblige pas à opter pour un nom ou une forme particulière pour votre Ishta Devata (forme du Seigneur qui nous plaît le plus). Dieu a en effet des milliers de noms et de formes, et son seul désir est de voir votre amour pour Lui s'épanouir sous l'effet de la répétition constante de l'un de Ses noms et la visualisation de l'une de Ses formes, voilà tout. Le fidèle doit se sentir de plus en plus proche du Seigneur au fur et à mesure qu'il prend l'habitude de répéter le nom qu'il aime, même s'il se distrait avant d'avoir épuisé le compte des 108 grains du mâla. Exactement comme la vague de froid dans l'atmosphère finit par geler les eaux, le désir de Le connaître tenaille le coeur du fidèle qui languit de Le voir. C'est alors que la Forme Divine apparaît complète avec tous les attributs. Le Seigneur se plie à votre volonté et il porte votre fardeau si vous faites confiance." Sathya Sai Baba (SSSI) "Non seulement dans ce Kali Yuga mais aussi dans les Yugas précédents, namasmarana a été le secret pour se libérer de l'esclavage. Parmi les yagna, Je suis namayagna (parmi les offrandes Je suis l'offrande du Nom). Atteignez le but par le namasmarana. Chaque être doit atteindre le but, quelle que soit la lenteur de son pas ou quel que soit le chemin détourné par lequel il passe. Pour atteindre le but rapidement, sans passer par les épreuves du long voyage, ni s'arrêter de caravansérail en caravansérail, de naissance en naissance, il faut apprendre une discipline spirituelle spéciale, la plus facile et la plus rapide est namasmarana. Pour invoquer le Divin en vous, il n'y a pas de meilleure méthode que namasmarana. Ayez le Nom du Seigneur sur les lèvres, cela éloignera les ténèbres extérieures et intérieures. le Nom du Seigneur a de vastes potentialités. Namasmarana est le meilleur moyen. Seulement, vous ne croyez pas qu'il puisse vous guérir ou vous sauver. Là est la tragédie. Il n'y a pas de raccourci vers la Grâce du Seigneur. Namasmarana est la route la plus sûre." Sathya Sai Baba
Le Nom de Rama
"Tout ce que je connais est le Ramnam. Ce mendiant n'a pas besoin de réalisation, de visions, d'expériences ou quoi que ce soit d'autre. Chanter le nom vingt-quatre heures sur vingt-quatre! Voilà ce que je fais, comme mon Maître me l'a ordonné. Cela est suffisant pour ce mendiant" Yogi Ramsuratkumar (réalisé vivant près d'Arunachala) "Rama, l'ancienne divinité des âges héroïques, l'incarnation de la Vérité, de la moralité, le fils idéal, le mari idéal, le père idéal, le roi idéal, ce Rama nous a été présenté par le grand Sage Valmiki. Aucun langage ne peut être plus pur, plus chaste, plus beau et en même temps plus simple que le langage dans lequel le poète a dépeint la vie de Rama." Swami Vivékananda Le Seigneur Rama qui précéda Krishna est toujours identique en essence aux autres Avatars de Vishnou et sa force n'a pas diminué en Inde où il reste l'une des plus belles manifestations du Seigneur incarné. Ce nom de Rama possède le pouvoir de Dieu Lui-même et de nombreux libérés nous ont enseigné le pouvoir de son invocation, ainsi que les profondeurs de sa signification. Le divin Nom de Rama est composé de deux sons: "Ra" qui émane de Narayana (Vishnou) et de "Ma" qui émane de Namashivaya (Shiva). Ainsi le divin Nom de Rama est une représentation de Dieu autant pour les fidèles de Vishnou que pour ceux de Shiva. Sri Sathya Sai Baba a démontré l'identité du son AUM et du nom de Rama: "Tous les deux produisent le même résultat. Alors que le AUM est la base même de tous les Vedas, Rama est aussi la base de toute création. Les trois aspects importants d'Agni - le feu - de la lune et du soleil contenus dans le nom de Rama sont synonymes d'Ida, Saraswati et Bharathi et sont la base du monde entier." Sri Sathya Sai dit aussi au sujet du nom de Rama:"Quelle est la signification intérieure du nom de Rama? Les trois syllabes "R", "A", et "Ma" indiquent les trois causes de la naissance humaine, à savoir, les péchés que l'on a commis, les problèmes que l'on expérimente et sa propre ignorance. "Ra" est la lettre racine d'Agni. "A" représente la lune. "Ma" est la lettre -racine du soleil. Que signifie Agni? Agni détruit toute chose et réduit tout en cendres. La lettre "A" a le pouvoir d'abaisser les fièvres dont souffre l'homme et de lui donner la paix. "MA" représente le soleil qui chasse l'obscurité de l'ignorance et confère l'illumination de la sagesse. Ainsi le mot Rama a le triple pouvoir de détruire les péchés, conférer la paix et chasser l'ignorance." (Sanathana Sarathi mai 1989) “ En pensant à Dieu et en chantant ses louanges, on peut atteindre n’importe quel but. Le nom glorieux de Rama est hautement sacré. Sa forme est encore plus sacrée. En fait chaque individu conservant ce nom en son cœur devient la manifestation de Rama. L’univers tout entier est imprégné de Rama. Tous les hommes sont l’expression même de Rama. ” (Sathya Sai Baba, 1 octobre 1999) Jagadguru Shancharacharya Chandrasekharendra Saraswati de Kanchipuram a écrit: " Le Nom de Rama a la caractérisque d'être connu en tant que tarakamantra. Prononcé même inconsciemment, et bien sûr encore plus s'il l'est consciemment, il sauve des maux de la vie et confère la Libération." Le saint Thyagaraja a pratiqué constamment le Ramnam 960 millions de fois. Sri Rama l'a béni en lui accordant Sa vision et la Libération. Sri Chaitanya a écrit :" Le Nom du Seigneur est en vérité très puissant. Il portera un jour des fruits, même si l'on ne s'en aperçoit pas immédiatement. Il est comme une semence posée depuis longtemps sur la corniche d'un bâtiment. Elle tombe finalement sur le sol où elle germe et porte des fruits, alors que la maison elle-même n'est peut-être plus que ruine." Swami Ramdas : " Ce Nom fait passer l'homme de l'humain au Divin. Le Nom divin est l'unique panacée des maux physiques, mentaux et intellectuels qui sont venus dans le monde par le sentiment de la diversité...Le Nom divin purifie l'esprit de son égo et de ses désirs; il inonde l'être entier de joie et de lumière. Le coeur qui s'est emparé du Nom devient le coeur même de Dieu; il ouvre les vannes de l'amour infini et de la vision universelle. En d'autres termes, il bénit l'homme par la vision suprême de Dieu, dans l'univers et au-delà. Par une constante souvenance, vous vous éveillez à cette conscience du Soi. Ce qu'un homme pense, il le devient. Quand nos pensées sont dispersées et errent çà et là, nous oublions qui nous sommes, mais si nous les concentrons sur le nom qui Le symbolise, nous devenons un avec Dieu. Ainsi, moduler Son nom, c'est convertir toutes nos pensées et nous perdre en notre véritable Soi. C'est ainsi que les saints et les grands sages dans le monde entier ont pu hardiment déclarer: "Je suis Lui", après avoir réalisé l'expérience mystique... Le japa ne devant jamais s'arrêter si l'on veut découvrir Dieu, Ramdas dut abandonner toute activité, afin de pouvoir s'y consacrer. Dieu lui fit réduire au minimum la nourriture et le sommeil. En fait, pendant des mois, il ne dormit plus du tout et connût de longues périodes de jeûne. Mais le nom de Dieu roulait dans son esprit continuellement. On le mena dans des cavernes et des jungles où il restait assit jour et nuit chantant Son nom et le savourant comme un nectar. Dieu est notre bien-aimé, et le nom du bien-aimé doit nécessairement être le nectar de l'adorateur. Le son du nom accorde son coeur au bien-aimé et le remplit de sa douceur. Dieu et l'adorateur deviennent un; guru et disciple deviennent un. Voilà l'effet du japa."
Le Nom de Shiva
Dans OM NAMAH SHIVAYA, le disciple fait appel à Dieu sous son aspect de destructeur de toute ignorance et illusion qui empêchent l'union divine. Shiva est appelé "le Compatissant", celui qui écarte les obstacles tels que l'égoïsme et la jalousie, qui entravent notre développement. La destruction opérée par Shiva est vraiment une bénédiction. Nous devons être préparés à la destruction de nos concepts, ausi bien qu'à celle de nos idées préconçues et même à celle de nos relations. Parfois les faveurs sont déguisées. Une maladie nous laisse le temps de devenir saints, de réfléchir sur le but et la direction de notre vie. A tous les niveaux, destruction signifie trouble, et c'est particulièrement vrai au niveau spirituel. Mais l'ancien doit être détruit pour faire place au nouveau et en chantant ce Mantra, le disciple demande à Shiva d'effectuer ce genre de destruction.Toutefois ce serait une erreur de se concentrer sur l'aspect destructeur, sans un sentiment de gratitude pour l'aide permettant de vaincre les obstacles. Qu'on ne s'y trompe pas. La répétition du Nom d'un dieu choisi, cela n'implique nullement que celui-ci soit réellement. La divinité est choisie pour susciter la dévotion. C'est moins l'objet de l'amour qui compte dans le Bhakti yoga que l'amour même. C'est l'amour qui divinise. C'est la dévotion qui par elle-même est libératrice. Arrivera un moment où le dévot devra abandonner l'objet même de sa dévotion, afin de réaliser l'Absolu indifférencié qui reste le but. Cette forme n'était qu'un support qu'il faudra dépasser sous peine de rester enfermé dans le dualisme.
Le Nom de Krishna
"Celui qui toujours se souvient de Moi, le Seigneur Suprême, et sur Moi médite, sans s'écarter de la voie, celui-là, o Partha, sans nul doute vient à Moi" (Bhagavad Gita VIII, 8)
Plus doux que le sucre.Bien plus onctueux que la crème de lait, bien plus savoureux que le miel épaissi est le Nom de Krishna. Roulé encore et encore sur les lèvres, Il assume la suavité de l’Amrita (nectar de l’immortalité). Souviens-toi donc de ce Nom éternel et excellent de Krishna, souviens-toi du Nom de Krishna. (Poème télougou)
Le Nom de Sai
" Dans ce monde de changement, nous rencontrons diverses vicissitudes de la vie, à la fois plaisantes et déplaisantes. Nous sommes affligés par la maladie qu'elle soit mentale ou physique. Le corps est frappé par la maladie et le mental par les soucis. Dans cet état de tristesse, de trouble et de souffrances, il n'y a qu'un seul chemin, c'est de prendre refuge en Sai. Seul Sai peut enlever ces difficultés et ces maladies et nous conduire vers la santé, la paix et la prospérité. Celui qui met le Nom de Sai sur ses lèvres est un Libéré-vivant parce que le rappel continuel de Sai élimine son sens de l'ego et lui accorde la réalisation du Moi immortel, immuable.Le nom est un lien entre le dévot et Sai. Il conduit le dévot face à face avec Sai et lui permet d'atteindre la connaissance de son unité avec Sai." (Sai Baba le 29-03-1981)
"Dans cet âge de Kali, quand les forces du mal sévissent et détruisent tous les gens bons, quand les dévots de Dieu eux-mêmes s'abaissent au péché, seul le Nom de Dieu peut sauver quelqu'un. Dites à chacun de prendre ce Sai mantra et de vivre avec Lui durant leur vie. C'est le Nom qui guidera et sauvera." (Sai Baba 10-03-1980)
Hindous, musulmans et chrétiens peuvent différer sur de nombreux points, mais ils sont tous unis pour glorifier le Nom de la Divinité. Tous ne prononcent que le Nom du Seigneur unique, bien que les langues dans lesquelles il est prononcé soient différentes." Sathya Sai Baba
Le Nom de Dieu dans les grandes Religions.
Le Christianisme.
Là où est le Nom, là est la Personne. Les premiers chrétiens se désignent volontiers comme "ceux qui invoquent le Nom du Seigneur" (Actes 9,14-21) Les hésychastes s'incriront dans cette tradition; se répéter mentalement le Nom de Jésus, c'est marcher en sa présence et être délivré de tout mal. "Que dirons-nous de cette prière divine, l'invocation au Sauveur: "Seigneur Jésus-Christ aie pitié de moi"? C'est une prière, un voeu, une profession de foi qui nous confère l'Esprit Saint et les dons divins, qui purifie le coeur et qui chasse les démons. C'est la présence de Jésus en nous, une source de réflexions spirituelles et de pensées divines. C'est la rémission des péchés, la guérison de l'âme et du corps, le rayonnement de l'illumination divine, c'est une fontaine de miséricorde qui répand sur les humbles, la révélation et l'initiation des mystères de Dieu. C'est notre salut car elle contient le Nom sauveur de notre Dieu.
Le Bouddhisme
L'oidée de la Terre Pure et sa pratique centrale, le "Nembutsu" (la pensée de bouddha ou l'invocation de son Nom) ont pénétré dans presque toutes les écoles du Bouddhisme. D'après le grand Sukhavati-Vyuka sutra, Le Bouddha Amida prononça 48 voeux spéciaux dont le plus essentiel et le plus important est le 18. Ce voeu se lit ainsi: "Quand Je serai sur le point de devenir Bouddha, si les êtres qui, dans les dix directions de l'espace, ont un coeur sincère, une foi sereine et le désir de renaître dans ma terre en invoquant seulement dix fois mon Nom ne devaient pas y renaître, Je préférerais ne pas atteindre la plus haute illumination." Ce voeu revient à dire que si quelqu'un a foi en Amida et prononce son Nom, il renaîtra infailliblement dans sa Terre Pure et là-bas pourra atteindre la parfaite illumination. Aucune autre discipline n'est requise pour obtenir cette renaissance en Nirvana."
"Celui qui prend refuge dans le Bouddha, disent les Sarvastivadin, ne prend pas refuge dans un être ayant une tête, des bras.. un être né d'une mère et d'un père, mais dans les qualités inconcevables qui font que quelqu'un mérite d'être appelé Bouddha, autrement dit dans le Corps essentiel."
L'Islam.
Dans l'Islam et particulièrement dans le soufisme (mystique musulmane), l'invocation du Nom de Dieu est considérée comme la pratique par excellence. C'est cette remémoration de Dieu qui aiguise le sens du réel, la conscience de la seule Réalité existante hors de laquelle tout est illusoire et éphémère de l'Etre Unique. Le Coran abonde en exhortations à se souvenir de Dieu en invoquant son Nom: "Invoque le Nom de ton Seigneur; consacre-toi totalement à Lui" (sourate 8) "Souvenez-vous beaucoup de Dieu" (sourate 41) "Les coeurs ne s'apaisent-ils pas au souvenir de Dieu" (sourate 28) "Souvenez-vous de Moi, Je me souviendrai de vous" (sourate152) Un des Coannaissants (Al-Arifûn) a déclaré: "Le dhikr (la répétition du Nom de Dieu) avec le coeur est le sabre des aspirants: c'est par lui qu'ils combattent leurs ennemeis et par lui ils repoussent les calamités qui veulent les atteindre. En vérité, quand le malheur attaque le serviteur et qu'il se réfugie avec son coeur vers Allâh, Allâh écarte aussitôt tout ce qui peine le serviteur."
"...Grâce à la répétition constante du nom sacré, les conséquences des activités accomplies au cours des vies antérieures fondent comme neige au soleil..." (SSS vol.I)
Bienfaits de la Répétition du Nom Divin
La répétition d'un Mantra est un moyen d'améliorer le pouvoir de concentration. L'utilisation du Mantra purifie le subconscient, même s'il est répété mécaniquement. Toutefois tout Mantra est dévotionnel par nature et a pour forme et essence le Divin. Si l'on se concentre sur sa signification, on atteindra plus sûrement et plus rapidement le but ultime. Les bienfaits de la pratique du Mantra dépendent de vous en tant qu'individu, de votre point de départ, de votre état actuel, de ce qu'ont été vos vies passées, de l'intensité de votre désir. Quand vous chantez un Mantra, tout votre être s'améliore. L'un des résultats qu'on obtient rapidement par la pratique du Mantra, c'est la maîtrise de la respiration, le moyen par lequel nous pouvons développer la capacité de contrôler les émotions. Au fur et à mesure que le Mantra s'installe dans le subconscient, l'esprit est purifié à un degré auquel nous serions incapables d'aboutir sans son aide. Lentement l'ego est maîtrisé par le Soi supérieur. C'est comme verser du lait dans une tasse de café jusqu'à ce que, peu à peu, le café soit remplacé complètement par le lait. Le Mantra constitue également une grande protection contre la peur, car il purifie le mental. Quand les émotions sont purifiées, elles se transforment en amour. Le Mantra est un bouclier contre tout ce qui est négatif et perturbateur. Si vous vous mettez au lit et que vous vous endormiez avec le Mantra, celui-ci restera avec vous et vous vous réveillerez avec lui. Vous ne rêverez pas, car la puissance génératrice du Mantra dissout les problèmes et élimine les pressions venant de la suffisance et de l'obstination. Grâce à l'utilisation du Mantra, apparaissent une sensibilité et une subtilité supérieures des sens, qui vous conduiront finalement à voir avec l'oeil intérieur et à entendre avec l'oreille intérieure. Quand l'oreille intérieure se développe, on peut entendre la musique des sphères, une musique d'une beauté plus exquise qu'aucun instrument, qu'aucune voix humaine n'est capable de produire. On peut entendre l'AUM cosmique. L'impact et les conséquences de telles expériences apportent un désir intense d'amélioration. Le Mantra n'est pas une pilule magique: c'est plutôt un torrent régulier qui use la roche la plus dure peu à peu.
"Plantez la graine de la dévotion et pratiquez régulièrement Namasmarana (répétition du nom Divin) et vous obtiendrez un arbre splendide dont les branches seront la vertu, le courage, le sacrifice, l'amour et l'équanimité. Quand vous mangez, vous n'avez pas conscience du fait que la nourriture est transformée en énergie, en émotions et en bonne santé. Il en est de même de la nourriture spirituelle qu'est la pratique de Namasmarana. Vous verrez comme elle se transforme peu à peu en vertu et autres qualités, sans que vous vous en rendiez compte. Faites preuve de constance et répétez le Nom Divin en ayant confiance absolue en son pouvoir. Et même si le monde entier vous ordonne de faire le mal, vous refuserez d'obéir. Votre être tout entier se révoltera à cette idée et vous persisterez sur le droit chemin." Sathya Sai "Namasmarana est le meilleur exercice pour augmenter votre amour envers le Seigneur et envers votre prochain et tout ce qui est beau et noble en ce monde. Avez-vous essayé cette simple recette? Cette pratique vous est-elle aussi indispensable que le fait de respirer? Si vous faites sincèrement cette analyse personnelle, vous saurez mesurer le succès ou l'échec de vos pèlerinages à Puttaparthi." (SSS vol.I) " Le nom du Seigneur donne la salut et libère celui qui le répète avec amour . C'est une armure idéale contre les assauts de l'orgueil et de l'autocompassion.((SSS vol.I) "Celui qui s'adonne à la répétition du Nom de Dieu est toujours en paix et il n'agit que mû par un sentiment de véritable fraternité. Le nom du Seigneur a un potentiel très élevé. Je vais vous raconter un incident à ce sujet: un jour, Jnanadev et Namadev, deux grands saints du Maharasthra, se promenaient dans la forêt et ils avaient terriblement soif. Ils découvrirent un puits mais ils n'avaient pas aucun moyen de puiser de l'eau, pas de seau, pas de corde, pas de marches. Jnanadev qui possédait la connaissance de Brahma, c.à.d. la connaissance absolue, s'identifia à un oiseau et vola au fond du puits pour étancher sa soif. Quant à Namadev, il lui suffit de prononcer le nom du Seigneur qui lui répondit immédiatement et l'eau commença à monter jusqu'à ce qu'elle fut à sa portée."(SSS vol.I) "Il est sûr que ce jeune arbre grandira et vous donnera le fruit que vous désirez manger. Vous pouvez y arriver. Le nom du Seigneur est capable de vous donner ce fruit. Le but de la concentration sur un seul point est de vous fixer sur le nom de Dieu, sans l'altérer, et de garder sa forme toujours en vue. La répétition du nom est comme un filet, il ne doit pas y avoir la moindre déchirure, c.à d. qu'il faut pratiquer sans cesse. S'il y a le moindre trou, le fruit tombé dans le filet pourrait s'en échapper! Méditez jusqu' à ce que vous contrôliez fermement le mental. Voilà votre premier devoir!("La voie de la méditation") "Aucun trouble n’assaillira celui qui maintient constamment sa pensée sur Dieu, en tout lieu et en toute circonstance. Toutefois certaines personnes pensent “ Je pense sans cesse à Dieu, mais hélas cela ne m’empêche pas d’être noyé dans les problèmes !” Il n’en va pas ainsi, pas du tout ! Que savez-vous de tous les troubles qui vous ont été épargnés ? Par le Nom divin, des montagnes entières de péchés sont annulées. Pourquoi ne pensez-vous pas constamment au Nom sacré de Dieu, vous permettant ainsi de vous purifier ? Souvenez-vous de Dieu en tout lieu et en toute circonstance. Faites-le avec une foi inébranlable, car le résultat dépend de votre sincérité. Si vous êtes superficiels en pensant à Dieu, l’effet que vous en aurez sera tout aussi superficiel" (Discours de Sai Baba du 19-10-99). “ …Vous répétez le Nom divin avec un sentiment de perfection, ce Nom est lancé sous forme d’ondes dans l’espace et se mélange avec tout le mal contenu en lui, le réduisant en cendres : le son des notes musicales combiné au Nom divin nettoie l’ambiance de toute pollution. Pour purifier notre environnement de toute négativité, il est essentiel que nous chantions des chants de louange à Dieu… Si vous contemplez sans interruption le Nom du Seigneur (par les bhajans), il n’y aura plus aucune pollution dans l’atmosphère, l’air sera cristallin. Les sons se déploient en tout lieu, ils circulent à travers le monde entier. Si vous possédez une radio, vous pouvez capter en un instant la musique que l’on diffuse à Delhi, grâce aux ondes radioélectriques. Bonnes et mauvaises, ces ondes sont mélangées indifféremment. Diffusez de bonnes ondes partout dans le monde et l’air sera purifié. Comme vous inspirez cet air pur, il favorise en vous des pensées positives et vous purifie de toute négativité. (Sathya Sai Baba : 15 mai 2000) Il n’y a pas de raccourci pour obtenir la Grâce de Dieu. Nâma-smarana (répétition du nom de Dieu) est le meilleur moyen. Seulement vous ne croyez pas qu’il peut vous guérir ou vous sauver. C’est cela la tragédie. Les gens ne croient qu’en l’efficacité des drogues, chères, empaquetées de façon attrayante et faisant l’objet d’une large publicité; le remède naturel, qu’il est facile de se procurer et qui se trouve dans le jardin de chacun, est considéré comme inutile. Réellement, si vous avez seulement foi dans le Nom, vous n’avez pas besoin de vous démener pour obtenir la chance de m’exposer en détail vos désirs et vos besoins. Je les exaucerais avant même que vous M’en fassiez part ! Ayez le Nom clair et limpide sur votre langue et dans votre mental, et la Forme qu’il symbolise devant l’oeil de votre esprit. Rien ne peut vous nuire ! Le Nom Divin est la panacée pour toutes les maladies du monde. Il n’y a rien de plus doux que le nom de Dieu. Chanter ce Nom est le chemin le plus facile pour atteindre le Seigneur. Vous pouvez atteindre le but sans aucun obstacle. Ce Nom est tout aussi disponible au pécheur qu’au saint, à l’élève qu’au maître, à l’homme qu’à la femme, sans distinction d’aucune sorte. Chanter le Nom du Seigneur, avec Amour et Dévotion, est le plus facile et le plus sacré des chemins.(SSB dans "Sai Smaran" du dr Gadhia)
"Le son est ce qu'il y a de plus élevé dans le domaine sensoriel. il correspond à l'élément akasha, éther. Le Bhajan dissout peu à peu les formations mentales inférieures responsables de toutes sortes de maux psychiques. Les chants de dévotion propulsent l'énergie psychique dans la bonne direction, celle qui conduit peu à peu l'âme incarnée vers Dieu. Après six mois d'une telle pratique, il se forme de nouveaux circuits d'énergie subtile, et les pensées malsaines sont remplacées par une musique intérieure qui élève l'esprit." (B.S.Goel "Troisième oeil et Kundalini")
Effets du Japa dans les quatre corps.
Sans la véritable connaissance, il ne peut y avoir libération du cycle des naissances et des morts. "C'est grâce à la Connaissance que l'on obtient la Béatitude finale" a dit un de nos anciens Rishis; et dans la Bhagavad Gita, le Seigneur déclare: "En vérité, rien au monde ne purifie davantage que la Connaissance." Le Védanta, qui représente la somme des Vérités éternelles et la quintessence des Ecritures sacrées, donne la description des quatre corps de l'âme: corps grossier, subtil, causal et supracausal. Il explique qu'au moyen de la Connaissance - Jnana- le sadhaka se dépouille successivement des trois premières enveloppes et qu'en parvenant à la quatrième - la demeure du Soi- il contemple Shiva dans toute sa splendeur immaculée, au-delà de l'attachement, au-delà même du quatrième état. Apprendre à localiser et à reconnaître ces quatre corps selon leur taille, leur forme et leur nature respective n'est pas une tâche particulièrement aisée. Le corps grossier, composé de cinq éléments, est de couleur rouge. Le corps subtil, situé au niveau de la gorge, est à peu près de la taille d'un pouce et sa couleur est blanche. Le corps causal, de couleur noire, n'est pas plus grand que le bout d'un doigt et se trouve dans la région du coeur. Le quatrième corps est un point minuscule de teinte bleutée. Sans une expérience directe de ces corps, il est bien difficile d'admettre leur existence; le japa yogi, quant à lui, s'en convainc tout naturellement, car la pratique du japa l'amène peu à peu dans un état radieux de tandra (état supra-conscient, au-delà de la veille et du sommeil) où il perçoit très distinctement ces quatre corps. Quand le japa du corps grossier, effectué avec la langue, s'intériorise et commence à se répéter au niveau de la gorge, c'est signe que le japa yoga en a terminé avec la purification du corps physique et entreprend celle du corps subtil. La répétition du mantra s'intensifie alors considérablement, et le sadhaka fait l'expérience d'un divin état de tandra, comparable à un sommeil conscient et béatifique, dans lequel lui apparaissent parfois dieux et déesses, des saints et des Siddhas, ou même son propre Guru. Quand le japa commence à se produire dans ce second corps, on devient un adepte fervent du japa yoga et l'on sent très souvent la joie vibrer en son coeur. Une seule répétition du mantra au niveau subtil équivaut à une centaine dans le corps grossier, en état de veille. Le sadhaka, à ce stade jouit d'une excellente santé et se sent merveilleusement bien. Dans les régions cardiaque et ombilicale se produisent certains kriyas (mouvements involontaires), tandis qu'au niveau de la gorge le japa se poursuit jour et nuit sans interruption, pareil à l'écoulement d'un filet d'huile. Le sadhaka peut même continuer cette pratique tout en accomplissant ses tâches quotidiennes, qu'il exécute d'ailleurs avec d'autant plus d'ingéniosité et de compétence, car il est alors inspiré, guidé intérieurement. Il commence aussi à entrevoir son troisième corps, le corps causal, de couleur noire. Au stade le plus avancé, le japa dans le corps subtil permet au sadhaka d'obtenir de nombreuses et importantes révélations intérieures. Après la purification complète du corps subtil, le japa s'intériorise encore davantage et pénètre dans la région du coeur où se trouve le corps causal. Cette zone est appelée sushupti sthana (le siège du sommeil profond) ou encore parfois shunya sthana (le vide). L'expérience montre bien que le corps causal est localisé dans le "coeur", où se trouve également le hridaya granthi (noeud de l'ignorance), ainsi que les germes de toutes les mauvaises actions, cause de la ronde perpétuelle des morts et des renaissances. Quand le japa s'effectue au niveau de ce troisième corps, le sadhaka prend conscience des vibrations subtiles des syllabes du mantra. Il est plus radieux, plus enthousiaste que jamais, et accomplit son japa avec vénération. Dans la région du coeur, le japa se fait encore plus intensif, et une seule répétition équivaut ici à cent répétitions au niveau de la gorge. Ce japa est extrêmement puissant: il fortifie le corps, communique au visage et au regard un éclat particulier, et donne en outre au sadhaka toutes les audaces. Il produit dans le crâne un dégagement de chaleur qui se répand dans le reste du corps. Au cours de ce japa, il n'est pas rare que l'on s'endorme, mais le mantra continue cependant à se répéter; le japa intérieur se poursuit également alors même que le sadhaka effectue ses tâches quotidiennes. A ce stade, il éprouve un parfait détachement, ce qui lui permet de réussir tout ce qu'il entreprend. Lorsqu'est atteint le nombre de répétitions requises pour le troisième corps, le japa gagne la région ombilicale qui, du point de vue spirituel, est de la plus haute importance. A ce moment, le sadhaka commence à percevoir le corps de lumière bleue, ainsi que diverses lumières divines. Ce corps représente la lumière de Brahman, appelée parfois lumière suprême du japa, et le percevoir indique que Dieu est sur le point de Se révéler. Cette expérience plonge le sadhaka dans l'émerveillement. Il sent que tous les espoirs lui sont permis et se lance à corps perdu dans la sadhana. Il éprouve tous les états de conscience conférés par Jnana, Bhakti et Yoga. Dès que les impuretés, tels le désir et l'attachement, se trouvent consumés dans ce brasier qu'est le japa de la région ombilicale, le sadhaka obtient, en état de tandra, toutes sortes de visions : Siddhas, Gurus, Dieux, créatures célestes, soleil, lune et autres astres, rivières sacrées et lieux saints.Toutes ces expériences l'autorisent évidemment à nourrir le ferme espoir de pouvoir parvenir au but de sa quête spirituelle, à l'ultime plénitude. Le japa de la région ombilicale a le pouvoir d'éveiller toutes les énergies latentes. Ses vibrations sont également ressenties à l'intérieur du crâne, où elles font naître une musique divine que le sadhaka écoute avec émerveillement. Ce dernier reçoit alors du Guru un mantra d'un genre particulier : la conscience permanente de son propre Soi; c'est en quelque sorte la médaille que lui décerne le Guru, toujours bienveillant et plein de compassion. Puisqu'il s'est lancé dans l'aventure spirituelle avec une foi inébranlable, qu'il a atteint, grâce au pouvoir de la Grâce du Guru, la quatrième demeure du japa et le but auquel le destinait l'initiation, le Guru est très satisfait de lui; pour lui témoigner cette satisfaction et rendre hommage à son courage, il lui accorde un mantra qui le mène à la réalisation de son propre Soi. Le disciple en est immédiatement transfiguré. Son japa s'effectue désormais au niveau de la parole non manifestée; il s'accomplit sans le moindre effort et par la grâce du Guru, se poursuit automatiquement. Ce phénomène est appelé ajapa-japa; le sadhaka écoute, avec ravissement et l'esprit serein, ce japa spontané dont parle ainsi Kabir: " C'est Rama qui accomplit mon japa, tandis que je demeure paisiblement assis." En effet, pour pratiquer ce genre de japa, il n'est nul besoin de remuer la langue ou de se concentrer; aucun effort n'est requis, aucune lassitude n'est engendrée. L'ajapa-japa ou japa du quatrième corps n'est pas à proprement parler un japa; ce n'est ni un acte délibéré ni même une pratique spirituelle. A ce stade, le sadhaka a le sentiment de sa propre perfection; cet état de conscience lui vient tout naturellement. Ce japa n'a pas de forme ou de caractéristique spécifique. La perception de la différenciation (Dieu-adorateur, yoga-yogi...) disparaît et l'on jouit d'un sentiment de communion béatifique avec l'univers. Quand il parcourt son territoire, un souverain peut dire à tout moment: "Cette région fait partie de mon royaume"... De même, le sadhaka parvenu à cet état de conscience où il éprouve "Je suis parfait", contemple en tout son propre Soi. Ceci est l'ultime don de la grâce du Guru, le couronnement de la sadhana. Le sadhaka qui reçoit cette bénédiction se dépouille de son individualité. Le japa yoga fait de lui un être nouveau, uni au Guru et il prend conscience de sa nature éternelle, immortelle. Ce monde, qui lui semblait jusqu'alors un lieu d'épreuves et de souffrances, parsemé de plaisirs éphémères, devient à ses yeux un véritable paradis. Le monde, le Satguru et toutes les créatures lui apparaissent auréolés de la bienveillance de Shiva Lui-même. L'univers devient un vaste jardin d'agrément où il peut proclamer: "Je suis Shiva"; oui, en vérité, il est devenu Shiva. Il n'éprouve plus ni amour ni hostilité, car ses attirances comme ses répulsions se sont fondues en Shiva; pour lui, l'univers entier n'est autre que la forme même de Shiva. Fort de cette connaissance, il assume d'un coeur léger le karma qu'il n' a pas encore épuisé. Pratiquant constamment le japa de l'unité, il pénètre dans le saint des saints, le quatrième corps; puis il parvient même à transcender cet état et, accédant à Turyatita (état du corps supracausal), il réalise que tout ce qui existe n'est autre que lui-même. Celui qui se trouve en pleine mer ne voit que de l'eau à perte de vue; de même le japa yogi pour lequel les notions de "mien" et de "tien", d'intérieur et d'extérieur, de supérieur et d'inférieur ont cessé d'exister, ne perçoit en toute chose que son propre Soi. "Je suis Shiva; rien n'existe qui ne soit Shiva ou différent de Shiva." Ayant ainsi l'intime conviction que "moi", "toi", "lui", que tous sont Shiva, s'immergeant dans Shiva, Shiva redevient Shiva. Voilà la suprême récompense du japa Yoga, le grand oeuvre de la grâce du Guru, l'ultime fruit des efforts soutenus du sadhaka. Telle est la véritable pratique religieuse, tel est l'authentique pèlerinage au Kailash, le sanctuaire de Shiva, qui mène à la Libération. Toutes les expériences que connaît le sadhaka dans le quatrième corps de couleur bleue - apparitions du Guru, faculté de converser avec Lui, etc.- ne sont pas le fruit de l'imagination. La parole non manifestée qui jaillit spontanément dans ce quatrième corps est pure Conscience. Il est parfaitement vrai que le Guru demeure sous une forme subtile dans le lotus à deux pétales situés entre les sourcils. Le Guru ne fait qu'un avec le pouvoir de grâce de l'omniprésente Chiti, l'énergie du suprême Shiva. Quand se trouve accompli au niveau de ce centre le nombre requis de répétitions, le Guru accorde au sadhaka un mantra dans le quatrième corps. Avec une facilité vraiment dérisoire, Chiti peut apparaître au disciple, où qu'il se trouve, sous les traits de son Guru.Il ne s'agit là ni d'un mirage ni d'un sortilège, mais bien d'une de ses innombrables facultés. Quand le yogi atteint le stade suprême du yoga, sa Kundalini éveillée s'unit à Shiva dans le sahasrara (lotus aux milles pétales) puis pénètre et se diffuse dans chaque cellule, chaque fibre, et jusqu'au moindre poil de son corps. Elle investit totalement les quatre corps, les cinq gaines concentriques ( faites respectivement de matière physique, d'énergie vitale, de substance mentale, d'intelligence et de béatitude) et les trois états (veille, sommeil avec rêve et sommeil profond) établissant le yogi dans la conscience de l'Unité. On pourrait continuer indéfiniment à parler du japa sans jamais épuiser le sujet. Sa pratique peut être recommandée à tous sans restriction. Elle protège celui qui s'y adonne et lui accorde tout ce qu'il souhaite. Le japa permet d'atteindre la Libération en cette vie même. Il est divin et conduit à l'état divin. Le japa ouvre les portes de l'ultime perfection. (Swami Muktananda & |
